Mardi 27 novembre 2007
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Il me semble parfois que mon sang coule à flots,
Ainsi qu'une fontaine aux rythmiques sanglots.
Je l'entends bien qui coule avec un long murmure,
Mais je me tâte en vain pour trouver la blessure.
A travers la cité,comme dans un champ clos,
Il s'en va, transformant les pavés en îlots,
Désaltérant la soif de chaque créature,
Et partout colorant en rouge la nature.
J'ai demandé souvent à des vins capiteux
D'endormir pour un jour la terreur qui me mine;
Le vin rend l'oeil plus clair et l'oreille plus fine!
J'ai cherché dans l'amour un sommeil oublieux;
Mais l'amour n'est pour moi qu'un matelas d'aiguilles
Fait pour donner à boire à ces cruelles filles!
Baudelaire (Les fleurs du mal)
Par Territio
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Mardi 27 novembre 2007
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06:42
Mon monde est si petit.
Je regarde le téléphone,,jamais il ne sonne.
Sur mes mains sont apparues des tâches pour annoncer ta venue.
Mes os poreux cassent au moindre coup,
Ma peau est fine et presque translucide.
Un soir je suis allé me coucher ,pour ne jamais me réveiller.
Quelques pleurs très vite passés,
Un enterrement bâclé,
Me voila déjà enterré.
Sur ma pierre grise les siècles sont passés,
Laissant derrière eux un amas de verdure,
Scellant ainsi définitivement mon oubli!
Par Territio
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Mardi 27 novembre 2007
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06:46
Un goût de métal dans ma bouche,
Un chien qui se lève,
Un coup de tonnerre à mes oreilles.
Le mur immaculé derrière moi est rouge moucheté de gris blanc maintenant.
Ma tête se renverse, de mes lèvre entr' ouvertes sort de la fumée.
Ma main droite, de ma jambe tombe sur le côté.
Du mur mes souvenirs glissent à terre accompagnés d'une étrange onomatopée.
Du trou béant derrière ma face, à un éclat d'os reste accroché mon plus recent souvenir:
Un goût de métal dans ma bouche,
un chien qui se lève,
un coup de tonnerre ............
Par Territio
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Mardi 27 novembre 2007
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06:48
Mon corps est étroitement enfermé dans cette boite richement décorée.
Sentant doucement la chaleur montant de mes pieds,
Une lumière jaune casse l'obscurité dans laquelle je m'étais éveillé.
Un effroi s'empare de moi,en voyant toutes ces parois recouvertes d'un tissu endeuillé.
Les flammes montent jusqu'à mes cuisses, sous ces caresses ma peau cloque,fume et fond.
Je bouge,je crie, je hurle à qui peut l'entendre: JE BRÛLE!
Voila que les flammes entrent du côté de ma tête et me lèchent le visage,
Me brûlent la figure,me voila aveugle!
La chaleur devient insoutenable, sous son effet tout mon corps s'embrase.
Je ne sens plus la douleur à présent,
Je vois le spectacle de l'extérieur.
Sous la chaleur mon sang bouillonne,ma chair noircit et brûle.
Avant que mon esprit ne parte ma dernière vision est un tas noirâtre aux membres tordus. Le souffle d'une flamme fait tomber en poussière ce que jadis je
fus.
Par Territio
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Mardi 27 novembre 2007
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06:52
Douleur! Ma douce douleur assombrissant mes jours, broyant mon esprit.
Tes lacérations dans mes entrailles font couler sur le sol le sang de mon impure humanité.
Oh! douleur crispant mes doigts,m'arrachant des lambeaux de cris et de chair,je sens en toi cette vie que tu détruis!
Tes cris résonnent dans ma tête!
Me disant : <<Douleur , je suis la douleur , prie pour que je ne m'arrête point,car après moi , il n'y a rien.>>
Par Territio
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Mardi 27 novembre 2007
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06:54
Délivrez moi de cette triste misère.
Entendez mes appels et voyez mon calvaire.
Pourquoi me regardez-vous sans rien faire?
Répondez, agissez!
Oseriez-vous me laisser m'enliser dans cet enfer?
Finirez-vous un jour par m'aider à sortir de cette fosse qui s'emplit de terre?
Ubuesque est cette scène, moi vous appelant,vous me regardant
Ne voyez-vous pas ma souffrance?
Désormais j'ai compris,le silence va se faire.
Inutile sont mes suppliques, car vous n'en avez rien à faire.
Souffrir en silence est de mise, la leçon est apprise.
Continuez à vivre,moi je me retire.
Lente est mon agonie, loin de vous je crie.
Avoir eu de l'espoir , là fut ma faute, la pire.
Maudire tout ces sourds ?A quoi bon?
Avalons cette liqueur à base de ciguë.
Voûté par la douleur du poison libérateur,
Imbécile que je suis ,du fond de mon angoisse je vous appelle encore.
Par Territio
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Mardi 27 novembre 2007
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Par Territio
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Par Territio
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Jeudi 29 novembre 2007
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Par Territio
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Samedi 16 février 2008
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15:32
Me voici parmi la foule aux visages anonymies.
Je baisse les yeux devant ce fauve polymorphe.
La bête, cette foule,épie tout mes gestes.
Attendant un faux pas pour fondre sur moi.
Me déchiqueter,me lacérer.
Me laissant ensanglanté,à terre,se riant de moi.
Je rampe vers quelques abrit,le plus proche,
Sous les lazzis et moqueries de cette entité multiple.
Dans mon coin sombre, les yeux fermé,
Je sens mes plaies béantes,d'où coule mon sang,sans vouloir s'arrêter.
Rassemblant mes forces,rasant les murs,paniqué de recevoir d'autre griffures.
J'arrive à ma maison ,je me précipite dans mon abri.
J'ouvre les yeux et découvre avec stupeur:aucune plaie
Aucun sang,sauf les marques de mes ongles dans la chair de ma main, dus à la crispation.
Mon esprit m'a encore joué un tour.
Ces pensées délètères,cauchemards de ma psychée.
Arrivant à me calmer dans ma sombre tannière,
Je réalise,comme à chaque fois,que cette créature,ce monstre sans visage m'a suivie et s'est fait un nid au fond de mon esprit.
Attendant,les griffes faites,que par ma stupidité je ressort de mon antre pour encore me lacérer.
Je suis mon enfer ,je suis mon ennemi.
Par Territio
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